"Lecture-Ecriture", un atelier poète

Publié le par Personimages Bourgogne

L'atelier "lecture-écriture" est heureux de vous faire partager ses créations ainsi que celles des participants aux dîners de gala de 2012 et 2014.

en parodiant un poème d’Ayguesparse "Langage"

ce qui a été créé lors d’une séance à l’atelier écriture par les participants

Je dis : ciel, quand le parapente glisse doucement vers l’arc en ciel et que les

Je dis : ciel, quand le parapente glisse doucement vers l’arc en ciel et que les nuages disparaissent derrière le soleil d’or.

Je dis : vent, et j’entends siffler, souffler, craquer, claquer dans toute la maison.

Je dis : pluie, et les enfants sautent dans les flaques, mouillent leurs anoraks, sans capuches ni parapluie.
Je dis : terre et la taupe noire creuse sa galerie dans la nuit.

Je dis : bleu et le jardin se couvre de fleurs de toutes les couleurs

Je dis : jaune et des milliers de boutons d’or envahissent les prairies jusqu’à l’automne.

Ce qui a été crée par les convives du dîner de gala 2014

Je dis : Lundi, et c’est parti mon kiki, en route pour le SAJ !

Je dis : Jeudi, et je lis au lit, tout se répète, mal à la tête, j’ai une image… Personimages …

Je dis : Loucholle, et coule le Chambolle, ainsi que d’autres trésors viticoles.

Je dis : Vigne, et la Côte d’Or, se couvre de pourpre et d’or.

Je dis : Sillon, et soudain le chemin s’éclaire ; La voie serait la même si c’était à refaire.

Je dis : Matin, et le soleil réchauffe le jardin endormi, alors tous les oiseaux sortent

de leurs nids.

Je dis : Lune, et je la vois dans le ciel, qui se promène dans sa belle robe à traine.

Je dis : Nuit, et la voie lactée laisse tomber une pluie d’étoiles sur la Terre aveugle.

Je dis : Ciel, et mon regard se perd à l’horizon.

Je dis : Vent, et la brise me caresse le visage et fait bruisser le feuillage.

Je dis : Fête, et les lampions s’animent en une ronde multicolore.

Je dis : Feu, et s’allument les flammes de l’amitié qui réchauffent les cœurs.

Retrouvez maintenant dans les documents joints de merveilleux texte élaborés par nos artistes

Un curieux hiver Beaunois.

Poème collectif de la soirée 2012 au Bastion suite à l’animation proposée par l’atelier écriture de l’association Personimages : (quelques vers choisis)

Les enfants, souriants attendent sans aucun bruit quelques flocons sur les toits.

Au milieu des étoiles, un renne malicieux dessine des guirlandes colorées

Les perles de pluie, bleues aux reflets d’or, scintillent comme des roses en boutons

Comme un rêve merveilleux, l’étoile aux longs cheveux d’argent, file légère, légère, dans le silence de la nuit.

Une dinde aux marrons coiffée d’un chapeau doré s’étire avec grâce dans le ciel glacé.

L’oiseau mélancolique s’envole pour l’éternité près de l’étoile du berger.

Le givre brûlant craque impatiemment devant l’immense chalet.

Les sapins scintillent joyeusement sur les toits enrubannés.

Au cœur de la voie lactée, la rivière, s’étire comme une aurore boréale sur le toit du monde.

Un arc en ciel s’enroule délicatement autour du soleil.

Pour le plaisir de tous, les sourires enveloppés dans du papier argenté se transforment en chuchotant au clair de lune.

Les guirlandes magiques trônent fièrement près des papillotes vêtues d’une cape rouge.

Les bulles de champagne s’envolent joyeusement, tirées par les rennes, au dessus des nuages.

Sur la pointe des pieds, la reine des neiges aux longs cheveux d’argent, s’évanouit comme un rêve

Personnage composé par Jean- Baptiste

David Pompier, n’était pas pompier !! Non ! Ce beaunois âgé de 60 ans, ayant toujours été célibataire, travailleur, sociable, assez bavard et un peu maladroit, mais toujours très poli avec les usagers, était postier, et fier de l’être !

C’était un homme très gentil, petit et maigre mais qui avait la particularité d’avoir de grands pieds et du mal à se chausser ! Ses cheveux courts raides et roux, le faisaient paraître plus jeune qu’il n’était, surtout, lorsque les jours de fête il se maquillait en clown pour le plus grand plaisir des enfants de ses collègues qui l’appréciaient beaucoup !

Il aimait beaucoup faire la cuisine pour ses amis. Un beau jour, alors qu’il s’était préparé pour animer un goûter d’anniversaire il roulait accompagné de son chien, sur le chemin du canal en pensant au spectacle qu’il avait préparé pour amuser les enfants tout en se caressant la joue .

Tout à coup il entendit : « Au secours, sauvez moi ! Je me noie !» Alors, David, n’écoutant que son courage posa son vélo contre un arbre et plongea là où il avait aperçu un chapeau disparaître dans l’eau, puis réapparaître et disparaître à nouveau : il réussit à ramener une dame âgée au bord et comme d’autres personnes s’étaient arrêtées, elles les tirèrent sur l’herbe !

Quelqu’un avait appelé les pompiers qui arrivèrent très vite et réanimèrent la dame évanouie.

Personnage créé par Sylvie

Madame Tulipe, qui se prénommait Chantal avait eu quatre enfants et s’était presque toute sa vie occupée de la santé des beaunois, ville où elle était née 60 ans plus tôt, et où elle travaillait comme infirmière…

Très appréciée des malades, c’était une femme très douce,

travailleuse et très sociable mais très bavarde et en aucun cas timide !

Lorsqu’elle avait à s’occuper de personnes âgées elle leur apportait parfois un dessin de sa composition ou parfois une part de gâteau de sa fabrication car dès qu’elle avait un peu de temps elle aimait beaucoup cuisiner. Cependant elle se contentait souvent de steak- frites rapidement avalé en semaine car elle était souvent débordée de travail.

Pour se maintenir en forme, elle n’oubliait pas de courir dans les bois à côté de chez elle chaque dimanche matin quand elle ne travaillait pas ! Il lui arrivait de parcourir plus de 10km accompagnée de son chien qui aimait beaucoup trottiner à ses côtés tout en flairant les bonnes odeurs de la campagne. Sa maîtresse, elle éternuait beaucoup car elle était allergique aux pollens !

Elle attendait l’âge de la retraite avec un peu de tristesse en pensant aux malades qui l’aimaient beaucoup mais aussi avec une certaine impatience car Chantal Tulipe avait un grand projet !! Elle n’en avait pas encore parlé à ses amis et comptait leur annoncer lors de la fête qu’elle organisait pour son départ en retraite !

En effet depuis toute petite, elle rêvait de faire le tour du monde ! Mais elle voulait partir en utilisant le moins possible de moyens de transport polluant ! Alors elle avait fait des économies pour s’offrir un très beau vélo spécialement construit pour un voyage comme cela ! Chaque soir elle lisait des livres sur les différents pays qu’elle comptait visiter et préparait son itinéraire en grand secret, du moins c’est ce qu’elle croyait !!

Elle avait prévu partir au mois d’Août 2005 quelques jours après une grande fête au cours de laquelle elle allait inviter tous ses amis ses collègues et sa famille proche.

Le jour dit, au moment de partager le gâteau d’anniversaire, elle prit la parole au milieu des applaudissements :

« Chers amis, dit –elle , je vais vous annoncer une grande nouvelle !

_ Attends cria une voix ! Quelqu’un vient de livrer un énorme paquet pour toi !!

Personnage d’Alexandra

Marina une femme âgée de 35 ans habitait depuis peu dans un village de Côte d’or, Bligny les Beaune : maman de deux enfants, une fille et un garçon, elle avait dû abandonner son métier de pêcheur car, à Bligny, la mer était bien loin tout comme l’océan !! Alors, elle allait à la pêche pour son plaisir, dans l’étang de Beauregard, et ramenait de temps en temps quelques brochets à cuisiner, pour le plus grand plaisir de sa famille…
Marina était très gentille et rendait service à tout le monde !! Si elle s’était éloignée de la mer pour suivre son mari, elle s’était rapprochée de la montagne et l’hiver, presque chaque week- end elle allait faire du ski dans le Jura avec ses enfants. Son mari préférait rester à la maison et s’occupait du chat et du jardin ! De temps en temps il cuisinait des lasagnes pour le plus grand plaisir de Marina dont c’était le plat préféré !
Un dimanche de printemps, Marina avait invité sa petite famille à aller à la pêche : ils avaient emporté un bon pique-nique et des cannes à pêche pour tout le monde.
Chacun s’était installé à une bonne place et se reposait en se laissant chauffer par le soleil qui brillait intensément ce jour là !
Tout à coup Marina vit son bouchon s’enfoncer profondément : elle laissa le poisson mordre solidement à l’hameçon et tira d’un coup sec ! Un poisson de taille moyenne apparut, éclairé par les rayons de soleil qui se reflétaient étrangement sur ses écailles dorées. Sans y prêter attention, tout en mâchant son chewing – gum au citron, Marina s’apprêtait à placer le poisson dans le seau où nageaient quelques autres petits poissons -chats pêchés par les enfants. A ce moment- là, elle entendit :
« S’il te plaît, remets moi dans le lac ! je t’en prie ! Ne me laisse pas mourir dans ce seau !! »
Se demandant qui avait bien pu prononcer ces paroles, elle interrompit son geste et regarda autour d’elle. Mais chacun était occupé à surveiller ses propres lignes, et ne semblait pas s’occuper d’elle ! Elle crut avoir rêvé quand elle entendit à nouveau :
« Je te promets que si tu me remets à l’eau je réaliserai ton premier voeu! »
Etonnée, Marina qui pensait toujours avoir des hallucinations regarda plus attentivement le poisson qu’elle avait entre les mains, hésita et finalement le remit dans le lac !
Intrigué, son fils lui demanda pourquoi elle faisait cela. Alors, en souriant, Marina lui dit !
« Ecoute, Michel ! tu ne vas peut – être pas me croire mais j’avais pêché un poisson magique !
_ Comment ça, dit-il ?
_ Et bien, dit sa mère, il parlait !
_ C’est vrai ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ? Continua Franck.
_ Ca, c’est un secret, murmura sa mère en souriant toujours ! »
Franck ne put en savoir davantage et ce fut bientôt l’heure de manger. Soudain, le vent se mit à souffler violemment et l’orage gronda au loin : Des éclairs brillaient au loin et l’orage gronda en se rapprochant rapidement. Toute la famille se réfugia dans la voiture un peu inquiète :
« Zut, c’est trop bête dit Marina, notre journée est gâchée ! Si seulement cet orage pouvait s’arrêter ! »
Et c’est alors qu’en un clin d’œil, le soleil se remit à briller et comme par miracle, un temps très calme et agréable s’installa comme si rien ne s’était passé !
Marina sourit en pensant à son poisson parlant !

Personnage créé par Dora

Frédérique Loiseau avait deux passions : la musique dont elle avait fait son métier et les animaux : elle avait adopté un chien qui l’accompagnait dans ses tournées à travers le monde et qui était devenu la mascotte de l’orchestre. Lorsqu’elle rentrait chez elle à Paris elle retrouvait avec plaisir ses oiseaux et poissons exotiques dont quelques amis s’occupaient pendant son absence car Frédérique, âgée de 40 ans était célibataire sans enfant.

En effet cette femme grande et mince aux longs cheveux roux et souples, courageuse, sympathique et élégante avec ses éternelles robes rouges, maquillée avec goût n’avait jamais eu le temps de s’investir dans une vie de couple, ce qu’elle regrettait parfois !

En dehors de son travail qui lui prenait presque tout son temps, elle aimait beaucoup coudre ses robes elle même, et jardiner quand elle pouvait…

La cuisine n’était pas son fort et à part le traditionnel steak frites, elle ne savait pas faire de bons petits plats pour ses amis…qu’elle préférait inviter au restaurant quand elle fêtait son anniversaire.

Le problème est que ça coûtait très cher !

Pour ses 40 ans, ses amis voulaient lui faire une surprise. Un des invités eut l’idée de fabriquer une grande boîte décorée, dans laquelle chacun mettrait un objet de son choix. Elle fut très contente de découvrir ce que ses amis lui avaient préparé : il y avait des CD , des livres de musique, des bougies décoratives, des cadres représentant des paysages de montagne et une enveloppe mystère…

En fait quelqu’un lui avait offert un billet de loto ! Elle était un peu déçue car elle était persuadée qu’elle ne gagnerait pas et que la personne qui lui avait offert cela ne s’était pas vraiment fatiguée !!

Quelques jours passèrent et elle avait pratiquement oublié cette enveloppe avec le billet de loto qu’elle avait placé dans un tiroir sans y faire attention. Un soir le téléphone sonna : c’était Henri, l’ami qui lui avait offert le billet de loto ! Il était tout excité ! Il lui annonça :

« Frédérique ! tu as gagné !! j’avais relevé les numéros ! c’est sûr tu as gagné ! j’espère que tu as bien gardé le ticket !!

_ Euh…oui Dit –elle, embarrassée ! Oui bien sûr ! Euh merci de me prévenir !

_Et c’est tout l’effet que ça te fait ?

_ Non, non, je suis vraiment heureuse…, en fait, je n’arrive pas à y croire ! Attends, je te rappelle, je vais chercher le billet ! »

Elle se précipita dans sa chambre où elle pensait avoir rangé l’enveloppe, retourna tous les tiroirs...mais ne trouva rien… Elle s’énervait de plus en plus mais cela ne servait à rien !

Après avoir fouillé toute sa maison, elle s’effondra en pleurant ! D’autant plus que la somme annoncée était colossale !!1 Million d’euros !!

Elle pleurait tellement qu’elle eut besoin de se moucher et alla chercher un paquet de mouchoirs dans le tiroir de sa salle de bain. Et c’est là que tout en reniflant, elle sortit avec le paquet de mouchoir en papier, une enveloppe toute froissée ! A l’intérieur , le billet gagnant !

Le problème était qu’il était impossible de lire les deux derniers numéros à cause de l’humidité !!

Elle s’évanouit en se cognant la tête contre le lavabo !

Personnage imaginé par Christophe, histoire inventée par Christophe et Marie- Claire

Le 3 octobre 2009 avait été un jour très spécial pour Henri Fracas surnommé « Capitaine Fracas », âgé de 45 ans qui travaillait depuis sa jeunesse comme soudeur dans une usine de Dijon.

Célibataire, cet homme de taille moyenne plutôt calme, solitaire et passionné de jardinage et d’équitation, aimait aussi beaucoup s’occuper de son chien et de son poney ; ceux-ci vivaient en liberté dans un grand pré loué pour eux, à côté de son jardin où poussaient toutes sortes de variétés de légumes

Ce jour là alors qu’il était entrain de cuisiner son plat préféré, les pâtes à la bolognaise, il entendit à la radio que le gagnant du loto était un dijonnais mais que celui-ci ne s’était encore pas encore fait connaître au bureau de tabac où il avait acheté son billet.

Capitaine fracas se souvint alors qu’il avait tenté sa chance le jour de son anniversaire, la semaine précédente et qu’il avait mis son billet dans un pot à côté de sa cheminée.

Dès qu’il eut fini ses pâtes et rangé sa vaisselle, il prit son billet et alla au centre commercial où il avait acheté son billet en espérant que la chance serait au rendez vous !!

Quand l’employé qui avait vérifié tous les numéros leva la tête avec un grand sourire, il comprit que les choses ne seraient plus jamais pareilles et que sa vie allait changer !!

Comme il y avait beaucoup de clients ce jour- là, le responsable du magasin fit entrer Henri dans une petite pièce sans fenêtre à côté de la boutique et le fit asseoir : ensuite, il lui confirma qu’il avait gagné le gros lot ! Capitaine Fracas crut qu’il allait s’évanouir ! Il demanda un verre d’eau et pendant que le buraliste allait lui chercher de quoi se rafraîchir, un inconnu se glissa dans la pièce armé d’un objet qu’il cachait derrière son dos ! Sans bruit il s’approcha d’Henri, mais au moment où il allait l’assommer le responsable du magasin revint avec le verre d’eau.

L’homme expliqua qu’il cherchait les toilettes et qu’apparemment il s’était trompé de porte. Sans plus attendre, il sortit, mais resta dissimulé derrière la porte qui menait à la cave du bureau de tabac !

En fait il attendit longtemps car Henri qui ne se remettait toujours pas de ses émotions, avait fait un malaise cardiaque et fut emmené en ambulance à l’hôpital où hélas, il mourut sans reprendre connaissance !!

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